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Trois questions à… José  Reina, sur le PDE  (plan de déplacement d’entreprise) de la succursale Banque de France

 

 

Au 1er janvier 2018, les entreprises de plus de cent personnes auront obligation de mettre en place un plan mobilité. Mais de nombreuses entreprises ont déjà leur plan de déplacements d’entreprise (PDE), y compris des entités moins importantes. Exemple avec la succursale départementale de la Banque de France à Clermont, dont nous parle José Reina, responsable du service Contrôles et Moyens généraux.

 

Comment s’est mis en place le plan de déplacements d’entreprise dont vous avez la responsabilité à la Banque de France ?

 

Il a été engagé dans le cadre plus général de la démarche de responsabilité sociale des entreprises de la Banque de France, qui comporte un volet développement durable. Des mesures ont été prises à l’échelle nationale, mais chaque site a pris ses propres initiatives indépendamment.

La succursale départementale du Puy-de-Dôme a mis en place son propre PDE en 2013. Située cours Sablon à Clermont, elle est administrée indépendamment des pôles de Chamalières et de Vic-le-Comte. Nos soixante-quinze salariés se consacrent à trois tâches principales : le secrétariat de la commission de surendettement, la cotation des entreprises et l’observation de la conjoncture économique. C’est donc une petite entité.

Ce plan a permis notamment la signature d’une première convention avec le SMTC, qui est arrivée à échéance en 2016. Nous l’avons renouvelée en juillet dernier et nous sommes en phase de mise en place de cette nouvelle période.

 

En quoi consistent les mesures de ce PDE ?

 

Les principales mesures portent sur les transports en commun et sur la visio-conférence.

Concernant les transports en commun, l’entreprise prend en charge 66 % des abonnements pour les trajets domicile-travail, soit plus que les 50 % obligatoires. De plus notre convention avec le SMTC permet aux salariés d’obtenir 15 % de réduction sur leur abonnement bus. Nous mettons aussi à disposition des personnels, parallèlement aux voitures de service, des tickets de bus pour les déplacements professionnels dans l’agglomération, qui sont fréquents notamment car les agents se déplacent dans les entreprises pour les interroger.

 

« Autant d’utilisateurs des transports en commun que de la voiture »

 

Par ailleurs, à la suite de la réforme territoriale, notre succursale a été rattachée à la Direction régionale de Lyon et pour réduire les déplacements, nous avons aménagé une salle de visioconférence et équipé les ordinateurs d’outils permettant les réunions à distance.

Nous avons aussi des mesures complémentaires, comme un parking pour les deux-roues, des aides pour l’achat de voitures à émissions basses de CO² ou la prise en charge des abonnements C.vélo.

Et la nouvelle convention prévoit des réunions annuelles d’information pour le personnel, animées par le SMTC.

 

Avez-vous analysé ce qui fonctionne et pourquoi ?

 

Étant donné la taille du site, nous n’avons pas jugé utile de mettre en place des indicateurs précis, mais en préparation du renouvellement de la convention, nous avons mené une enquête auprès de nos salariés. Il en ressort que le nombre d’utilisateurs des transports en commun est équivalent au nombre d’utilisateurs de voiture personnelle.

 

« La visioconférence a eu l’effet de rapprocher les équipes »

 

Sur ce volet, le plan a été efficace, pour deux raisons principales : d’une part l’avantage financier très incitatif, d’autre part la difficulté de stationnement, étant donné que nous disposons de peu de places de parking et que le stationnement dans le quartier est payant, avec l’obligation de renouveler son ticket plusieurs fois par jour. L’utilisation de la voiture est donc très contraignante.

Des solutions comme le covoiturage, au contraire, n’ont pas été développées, car nos agents n’ont pas d’horaires fixes, ce qui réduit les possibilités de s’organiser.

Quant aux systèmes de visioconférence, ils ont été bien adoptés, car ils permettent d’éviter de nombreux déplacements à Lyon ou à Paris, qui peuvent mobiliser une journée entière pour une simple réunion. Cela a même eu l’effet de rapprocher les équipes, qui peuvent ainsi communiquer plus souvent : il est plus facile de se libérer pour une heure que pour une journée !

 

Propos recueillis par Marie-Pierre Demarty

 

By | 2017-12-11T10:28:59+00:00 8 décembre 2017|News|0 Comments

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